LE COIN ROUGE ESSAI_MAQUETTE

LE COIN ROUGE ESSAI_MAQUETTE, Sainte-Adèle, Éditions du Grand Élan, 2023, 612 p.

Un livre d’artiste avec une POSTFACE À PLUSIEURS VOIX de Patrick Lafontaine, Danielle Blouin, François Turcotte, Susanne de Lotbinière-Harwood.

 

L’atelier de création – ses processus, ses matériaux, ses terrains, sa performativité, ses productions – les incessantes transformations des gestes et des lieux de création, voilà l’expérience que propose LE COIN ROUGE.

Avec la fabrication de ce livre d’artiste, Louise Lachapelle revisite sa relation avec la création et les enjeux du processus créateur tels qu’ils se posent à elle aujourd’hui.

Édition limitée, tirage de 215 exemplaires, numérotés et signés par Louise Lachapelle.

  • Couvrure à rabats, non collée au bloc de pages;
  • Reliure apparente et cousue au fil de lin;
  • Cahier de la postface non relié et inséré à l’ensemble;
  • Dimensions du livre:  9 po x 8,5 po (fermé) et 18 po x 8,5 po (ouvert).

Ce livre d’artiste est disponible en deux versions :

  • régulière, numérotée de 1 à 170;
  • collection , numérotée de I à LXV.

La version collection  comporte par ailleurs une oeuvre tirée à part, édition limitée, extraite d’une série de cinq images à tirage de 10 exemplaires. Chaque oeuvre numérotée de 1 à 10 est signée par Louise Lachapelle.

LE COIN ROUGE ESSAI_MAQUETTE aux Éditions du Grand Élan

Pour télécharger le Dossier de présentation du COIN ROUGE ESSAI_MAQUETTE

 

Couvrure du livre (recto et verso)  Images de Louise Lachapelle, impression sur papier Rolland par L’Empreinte.

 

Couvrure 

L’oeuvre imprimée en couvrure tient lieu de page couverture (au recto) et de table des matières (au verso). Ce dispositif présente une cartographie du livre, un repérage croisant une structure en couches horizontales de cinq lignes ou portées, avec une structure verticale de cinq chapitres ou cinq temps, des notations composant une partition ouverte à l’improvisation comme à divers parcours de lecture.

Postface

La postface du COIN ROUGE situe la présentation et la transmission de ce livre dans la continuité de sa fabrication en offrant un retour choral sur l’atelier d’un travail.

Quatre interventions composent cette POSTFACE À PLUSIEURS VOIX :

  • Patrick Lafontaine, LE COIN ROUGE involves nothing less than a construction
  • Danielle Blouin, Au risque d’une forme
  • François Turcotte, LE COIN ROUGE en cinq ans et cinq fragments
  • Susanne de Lotbinière-Harwood, Le terrain de jeu

Les matériaux du COIN ROUGE

Les matériaux du COIN ROUGE  témoignent d’un corpus d’expériences et de travaux sur les violences de la maison, des violences, physiques et symboliques, associées à une culture humaine de l’espace habité.

Ce cycle de travaux sur la maison, au sens anthropologique, mais aussi comme forme, matériau et lieu de l’art, et ces expériences, parmi lesquelles des actions collaboratives avec des communautés locales, ont conduit Louise Lachapelle vers différents terrains : des sites exemplaires de la culture occidentale dominante et d’un imaginaire contemporain, et des lieux où le présent est aussi une question nécessaire.

Dans la continuité de précédentes réflexions sur le don, une sorte d’itinéraire s’esquisse entre des murs, des villes, des mémoriaux et des catastrophes, Berlin, Jérusalem, Ground Zero, celui de 9/11 et celui de l’Amérique génocidaire des peuples autochtones. Suivre le tracé du Mur  mène Louise Lachapelle vers des territoires et des situations concrètes, milieux et communautés de vivants, où l’imagination s’éprouve comme exigence éthique.

L’atelier fait terrain

Issu de ces activités de création, de recherche et d’enseignement, ce livre d’artiste retrace et (re)présente certaines des trajectoires de cette démarche où l’atelier fait terrain. Des trajectoires qui se croisent aussi au sein d’une maison de colonisation de Sainte-Scholastique, expropriée de Mirabel et déplacée vers le Nord. Cette maison qu’elle débâtit, bâtit, rebâtit, bâtit. Depuis plus de vingt ans, un chantier habité.

LE COIN ROUGE aborde, depuis l’expérience vivante d’habiter et depuis la pratique de la création, les questionnements et les enjeux soulevés par ces travaux sur la violence de la maison. Les allers et retours de cette démarche entre création et recherche, les matériaux autoethnograhiques de cet essai, les expressions de cette écriture, interrogent la performativité éthique et poétique de l’imagination, et les relations entre création et connaissances, notamment, lorsqu’il s’agit de la légitimation et du contrôle de la violence.

Un ESSAI_MAQUETTE

LE COIN ROUGE déborde les frontières d’une publication littéraire et questionne les possibilités critiques, artistiques, éthiques de l’essai comme genre. Transdisciplinaire dans ses contenus comme par sa forme, cette oeuvre composite et processuelle propose un dispositif hybride, ouvert et fragmentaire. La composition narrative, visuelle, matérielle et graphique de cet ESSAI_MAQUETTE emprunte à l’architecture, mais aussi à la cartographie, à la typographie, à la partition musicale.

Se jouant de certaines linéarités comme de certains inachèvements, les vitales mobilités de ce livre d’artiste convient à imaginer des relations, à improviser des parcours. LE COIN ROUGE interroge les limites et les potentialités du livre comme geste, comme objet et comme espace de création.

La création comme pertinence de vie

C’est l’insistante question de la création qui traverse l’atelier de ce travail et qui donne forme et matière à ce livre construit / déconstruit.

La création comme relation au présent, la création comme pertinence de vie, la création comme résistance à ces pratiques, à ces formes ou à ces espaces qui tendent à dominer, à sédentariser ou à confiner le vivre et le vivant.

Cette écriture plurielle s’engage, et invite les destinataires à s’engager aussi, avec une pratique qui ne cesse de renverser le livre en atelier et l’atelier en vie.